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“J’ai gagné la rencontre avec des gens profondément humains”
Publié le : 14 janvier 2026
« Tout doucement, on glisse, sans trop s’en rendre compte. »
Mais parfois, on remonte. Et c’est aussi ce que raconte S., un bénéficiaire de l’épicerie Solidaya (Paris 13).
Il a traversé une période de forte instabilité après la naissance de sa fille et une séparation difficile. Dix ans de petits boulots mal payés, sans filet. Jusqu’à ce qu’il pousse la porte de l’épicerie solidaire. Il y a trouvé bien plus qu’une aide alimentaire : des visages, du soutien au bon moment et, par ricochet, une reprise de confiance et un retour à l’emploi. Son témoignage parle de précarité, oui. Mais surtout de celles et ceux qui tendent la main, et de ce que ça change.
« J’ai rencontré des personnes formidables à l’épicerie. Ce sont des gens qui débordent de générosité, sans masque, sans calcul. Pas riches, non, mais profondément investis. Ils donnent de leur temps, de leur énergie, chaque jour.
On ne s’engage pas dans une épicerie solidaire sans avoir une vraie envie de partage. Toutes les personnes que j’ai croisées dans l’équipe sont tournées vers les autres, dans l’entraide. Elles vont bien au-delà de la simple distribution : elles organisent des ateliers cuisine, apprennent à faire avec peu, à accommoder les restes, à limiter le gaspillage.
Parce qu’il ne s’agit pas juste de vendre à bas prix. Il s’agit d’accompagner. De permettre aux gens de tenir, de survivre parfois, avec le minimum. Il y a aussi de l’aide sur les démarches, du soutien humain. Elles vont très loin, ces personnes.
Ces gens-là, je les aime. Il ne me reste plus grand-chose, mais il me reste ça : l’envie de rendre ce que j’ai reçu. Et de témoigner, aujourd’hui, pour dire à quel point ce sont des personnes formidables.
Leur but n’est pas de croître à tout prix. Ils ne cherchent pas à nourrir 500 familles. Ce qu’ils veulent, c’est pouvoir continuer à aider 100, 120 familles durablement. Faire leur part. Et, peut-être, inspirer d’autres associations à faire de même. 
C’est ce que j’ai gagné : la rencontre avec des gens simples, engagés, sans posture, sans étiquette. Bien sûr, ils croisent la politique, quand il faut chercher des subventions, défendre un projet, mais leur démarche n’a rien de politique. Elle est profondément humaine.
Et dans les temps que nous vivons, ces valeurs-là, il faut les porter haut et fort. «

Bénéficiaire de l’épicerie Solidaya
« Moi, je remercie cette association. Elle m’a tendu la main quand j’en avais le plus besoin. Et par ricochet, c’est aussi grâce à elle que j’ai retrouvé du travail. Tout s’est enchaîné à partir de là. Comme quoi, parfois, il suffit de tirer un fil pour que les choses bougent.
Si vous avez besoin, tournez-vous vers ces lieux. Et si vous allez bien, donnez un coup de main. On ne fait pas ça à la place de l’État, non. Mais on peut, chacun à sa manière, ajouter un peu d’humain au système. »
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