les chantiers de marianne

Le contexte

8,7 millions de personnes (14,3 % de la population  – Source INSEE 2011) vivent en-dessous du seuil de pauvreté en France et ont recourt aux structures d’aide alimentaire. Seules 6,5 % (Etude ABENA 2) d’entre elles consomment 5 portions de fruits et légumes par jour. Cette sous-consommation entraîne de nombreux problèmes de santé : surpoids et obésité, hypertension, cancers…

Sur les marchés de gros, le constat est le suivant : tous les jours, des palettes entières de fruits et légumes sont jetées (les causes : mévente, manque de personnel, partie du produit non comestible, aspect peu conforme…).

ANDES s’attèle à un combat de taille : lutter contre le gaspillage alimentaire en récupérant et valorisant les fruits et légumes invendus sur les marchés de gros.

 

Marchés de gros ?

Les marchés de gros regroupent en un seul lieu les acteurs de l’approvisionnement et les acteurs des produits frais. En favorisant la concurrence et en répondant aux besoins de tous les circuits de commercialisation, ils participent au maintien des commerces de proximité et assurent la pluralité de la distribution alimentaire de produits frais en circuit court. Ils rapprochent la production de la distribution et contribuent au développement local des territoires.

 

ANDES : Entreprendre pour mettre les pieds dans le plat

ANDES fonde en 2008 son premier chantier d’insertion, le Potager de Marianne, à Rungis en Ile-de-France.

Au sein du Potager, des salariés trient des fruits et légumes sortis du circuit de distribution pour permettre de fournir en produits frais les structures d’aide alimentaire.

Le succès de ce chantier d’insertion (retour à l’emploi durable en 11 mois et demi et 66% des produits donnés sont récupérés) incite ANDES à monter trois autres Chantiers de Marianne sur les marchés de gros : la Cistella à Perpignan, la Banaste à Marseille et le Gardin à Lille.

Le fonctionnement

Quotidiennement, les cagettes récupérées auprès des grossistes sont triées par les salariés. Les grossistes évitent ainsi de régler un coût de destruction des invendus et bénéficient d’une défiscalisation via ANDES. Les fruits et légumes captés sont redistribués aux 253 associations partenaires régionales approvisionnées chaque semaine, au bénéfice d’une population souffrant de précarité alimentaire : épiceries solidaires, autres grands réseaux d’aide alimentaire (Restaurants du Cœur, Secours Populaire, Croix Rouge…), associations caritatives, CHRS…

La diversité des produits issus de la récupération étant très aléatoire, des fruits et légumes frais sont achetés au jour le jour, grâce à une enveloppe financière accordée par l’Etat, et élargissent la composition des livraisons des épiceries solidaires.

 

Les salariés des Chantiers de Marianne

Les salariés, anciens chômeurs de longue durée, signent un contrat de 6 mois, reconductible trois fois. Ils participent à toutes les tâches de tri, de reconditionnement, de préparation de commandes et de livraison. Ces activités leur permettent d’apprendre différents métiers de la logistique. Ils bénéficient d’un véritable emploi, doublé d’un dispositif d’insertion qui les accompagne de manière individualisée, suivent des formations, connaissent l’immersion en entreprise et sont aidés pour la validation de leur projet professionnel.

 

Un véritable tremplin pour l’emploi

En 2016, 143 personnes ont été accueillies en entrées/sorties permanentes.

67% des salariés en parcours d’insertion ont trouvé une solution emploi ou formation.

 

Les Chantiers de Marianne ont donc 3 objectifs simultanés

 Améliorer la qualité de l’alimentation des populations fragilisées, en favorisant l’accès aux fruits et légumes frais,

Favoriser l’accès ou le retour à l’emploi,

Lutter contre le gaspillage alimentaire.