Après la valorisation de fruits et légumes frais et des emballages en carton, la Cistella de Marianne se lance dans la réhabilitation des cagettes usagées. En intégrant ce projet en juin 2019, le chantier d’insertion inscrit son activité dans un modèle toujours plus durable.

Cette activité unique dans la région a été créé en 2008 pour offrir une solution reposant sur l’économie circulaire et l’anti-gaspillage à un besoin des professionnels de l’alimentation. Elle prend aujourd’hui un nouvel essor.

Ainsi, tous les matins, le chantier d’insertion récupère les cagettes de la grande distribution de la région. Certaines grandes enseignes de la distribution, très investies dans ce projet, peuvent livrer quotidiennement, par le biais de leurs plateformes logistiques, l’équivalent d’un à deux semi-remorques par jour, soit 1700 à 3400 cagettes. A cela, s’ajoute celles que les salariés en insertion vont eux-mêmes chercher auprès d’autres magasins que le chargé de développement démarche quotidiennement. Les cagettes sont acheminées jusqu’au chantier d’ANDES où elles sont traitées par les salariés en insertion. Quatre personnes s’occupent quotidiennement de cette tâche à laquelle elles sont formées par l’encadrante technique qui leur transmet ce savoir-faire et encadre le fonctionnement de l’opération. Les salariés en insertion ont ainsi l’opportunité de se former sur davantage d’activités. L’équipe en charge de la valorisation des cagettes change tous les jours, ou tous les deux jours, pour permettre aux salariés de tourner sur tous les métiers du chantier : tri des fruits et légumes, préparation des commandes, logistique et valorisation des cageots. Dans le cadre de la réhabilitation des cagettes, ils identifient les cagettes qui peuvent être traitées, les classent par taille et catégorie, les nettoient et les poncent ou les peignent pour les rendre utilisables à nouveau. L’équipe contacte ensuite les producteurs pour vendre les caisses remises en état dans la journée.

Toujours dans une démarche de récupération et de valorisation, le chantier d’insertion récupère des palettes de tailles standards qui sont, comme les cagettes, revendues aux producteurs et coopératives du bassin de Perpignan.

Ce qui est intéressant avec les cagettes c’est qu’on les valorise plusieurs fois : lorsqu’une cagette est de bonne qualité, on la voit revenir et on peut la traiter 2 à 3 fois. On est en plein dans l’économie circulaire !   

Ladislas, directeur de la Cistella de Marianne

La valorisation des cagettes en quelques chiffres :

  • 30 000 à 35 000 cagettes réceptionnées par mois
  • 20 000 à 25 000 cagettes revalorisées et revendues par mois

Ce système répond à une forte demande de la part des grandes surfaces, pour lesquelles détruire les cageots représente un coût important, et de la part des producteurs en besoin permanent de cagettes. Le chantier peut ainsi vendre plus de 1000 caisses par jour, avec encore des perspectives de développement. Pour cela, la Cistella de Marianne souhaite investir dans une aérogommeuse : une machine à poncer qui fonctionne sur le même principe qu’une sableuse. Elle facilitera le travail des salariés en insertion et améliorera la productivité.

Tous les jours, c’est une chaîne vertueuse qui se met en place, dans laquelle le gaspillage n’a pas sa place. Les producteurs vendent leurs produits – avec les cagettes – aux grandes surfaces qui les donnent ensuite à la Cistella de Marianne où elles sont nettoyées avant de retourner aux producteurs. Les cagettes peuvent être valorisées et vendues 2 à 3 fois, voire 4 fois pour celles qui arrivent en très bon état. Leur vie ne s’arrête pas là, même cassées, elles sont utiles. C’est dans ce cadre que la Cistella de Marianne travaille avec l’entreprise Tubert. Tubert récupère les cagettes qui ne pourront être revendues et les transforme en copeaux de bois utilisés pour l’entretien des espaces verts ou la fabrication de mobilier.

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